đ Pourquoi certaines personnes ressentent immĂ©diatement les effets dâun accompagnement⊠et dâautres plus lentement ?
- marionbenanou
- il y a 12 minutes
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Il arrive souvent, lors dâun accompagnement, que certaines personnes ressentent des effets trĂšs rapidement : une sensation de relĂąchement, plus de clartĂ©, un apaisement presque immĂ©diat.
Et puis il y a celles qui repartent en se demandant si âquelque chose sâest vraiment passĂ©â, ou qui ont besoin de plusieurs sĂ©ances avant de percevoir un changement.
Cette diffĂ©rence peut interroger, parfois inquiĂ©ter, voire dĂ©courager. On se demande si lâaccompagnement est adaptĂ©, si lâon ârĂ©agit bienâ, ou si lâon fait partie de ceux pour qui âça ne marche pasâ.
Pourtant, cette diversitĂ© de rĂ©ponses est parfaitement normale. Elle ne dit rien de la valeur dâun accompagnement, ni de la capacitĂ© dâune personne Ă en bĂ©nĂ©ficier.
Elle raconte simplement une chose essentielle : chaque corps a son propre rythme, son histoire, et sa maniĂšre unique de sâouvrir au changement.
1 - Le corps porte une histoire đ
Nous vivons dans une sociĂ©tĂ© qui valorise la rapiditĂ©, lâefficacitĂ© et les rĂ©sultats visibles. Lorsquâun changement nâest pas immĂ©diatement perceptible, il est souvent interprĂ©tĂ© comme un manque dâefficacitĂ©, voire comme un Ă©chec.
Mais le corps ne fonctionne pas selon ces critĂšres. Il ne rĂ©agit pas Ă la demande, ni Ă lâinjonction de âfaire mieuxâ ou âplus viteâ. Il rĂ©pond Ă ce quâil a vĂ©cu, intĂ©grĂ©, parfois supportĂ© pendant des annĂ©es.
Chaque personne arrive en séance avec un bagage invisible susceptible de moduler le fonctionnement de son systÚme nerveux.
Si ce dernier est réguliÚrement sollicité par des éléments éprouvants, il peut rester durablement en mode alerte :
stress chronique
pression
charge mentale
fatigue accumulée
imprévus et traumatismes
émotions refoulées
environnement exigeant
Alors, mĂȘme lorsque lâenvironnement devient objectivement plus calme et sĂ©curisant, le corps, lui, continue de fonctionner comme sâil devait anticiper, contrĂŽler, rester vigilant. Il est davantage orientĂ© vers la survie que vers la rĂ©cupĂ©ration.
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Pour ces personnes, la premiĂšre Ă©tape du travail nâest pas forcĂ©ment une sensation de dĂ©tente spectaculaire, mais lâapprentissage progressif dâun Ă©tat de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.
Avant de se relĂącher, le corps a besoin de vĂ©rifier, parfois Ă plusieurs reprises, que lâexpĂ©rience est stable, cohĂ©rente et non menaçante.
Câest un processus lent et discret, au cours duquel on peut observer des signaux subtils mais profondĂ©ment rĂ©vĂ©lateurs - ils indiquent que le systĂšme nerveux commence Ă se rĂ©organiser et sortir de l'hyper-vigilance :
un sommeil légÚrement différent,
une respiration plus ample sans y penser,
une digestion un peu plus fluide,
une réaction émotionnelle inhabituelle,
un apaisement diffus.
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Dans ces cas-lĂ , ne « rien ressentir » immĂ©diatement ne signifie pas que le corps rĂ©siste ou que lâaccompagnement est inefficace, mais peut ĂȘtre que le corps est en train de poser les bases nĂ©cessaires pour que des changements plus profonds et durables puissent Ă©merger.

2 - Une question de tempĂ©rament đ
Certaines personnes entretiennent une relation trÚs fine avec leur monde intérieur. Elles perçoivent alors plus facilement les variations, les micro-changements, les ajustements subtils.
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Leur corps est parfois plus disponible pour rĂ©pondre rapidement Ă un accompagnement, simplement parce que lâouverture et lâĂ©coute sont dĂ©jĂ lĂ .
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Dâautres personnes ont dĂ©veloppĂ© des stratĂ©gies davantage centrĂ©es sur le fait de se constituer une carapace solide leur permettant dâencaisser, avancer et rester fonctionnelles quoi quâil arrive.
Mais cette capacitĂ© dâadaptation sâest parfois construite au prix dâune mise Ă distance des sensations corporelles et de leurs Ă©motions.
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Dans ce contexte, leur corps a pu apprendre que relĂącher nâĂ©tait pas une option sĂ»re et a besoin dâun temps dâajustement pour pouvoir produire des effets perceptibles.
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Il ne sâagit pas de sensibilitĂ© supĂ©rieure, de fragilitĂ© ni de mĂ©rite particulier. Simplement de trajectoires diffĂ©rentes façonnĂ©es par des histoires de vie, des contextes et des modes dâadaptation propre Ă chacun.
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Comprendre cela permet de sortir des comparaisons inutiles, et de redonner au corps le temps qui lui est nĂ©cessaire pour faire ce quâil sait faire : sâajuster, se rĂ©guler, trouver un Ă©quilibre Ă son rythme.

3 - Le terrain : une notion essentielle đ§Ź
Le terrain est une notion généralement abordée en naturopathie, qui a pourtant son importance dans toute pratique d'accompagnement.
Il peut ĂȘtre compris comme la constitution et le fonctionnement de base dâune personne. Il influence la façon dont lâorganisme rĂ©agit au stress, aux changements, aux traitements ou aux accompagnements.
Câest ce socle qui dĂ©termine, en partie, si le corps peut mobiliser rapidement des ressources⊠ou sâil doit dâabord se rĂ©parer et se stabiliser.
Ainsi, deux personnes peuvent consulter pour une fatigue similaire, mais présenter des terrains trÚs différents.
Lâune pourra disposer de rĂ©serves suffisantes pour rĂ©pondre rapidement Ă un accompagnement, tandis que l'autre fonctionnera peut-ĂȘtre dĂ©jĂ sur des ressources trĂšs basses, parfois depuis longtemps, sans toujours en avoir conscience.
Câest prĂ©cisĂ©ment dans ces situations que la patience et la rĂ©gularitĂ© prennent tout leur sens. Respecter le terrain, câest accepter que le corps avance Ă son rythme, en construisant des transformations durables plutĂŽt que des effets immĂ©diats mais fragiles.

4 - Comprendre les rythmes du corps âïž
Les effets d'un accompagnement peuvent se manifester à des rythmes différents, rapides ou plus progressifs, sans que cela ne préjuge de leur durabilité.
Lorsque les effet sont rapides et intenses, il est frĂ©quent qu'ils redescendent partiellement aprĂšs un temps. C'est un phĂ©nomĂšne naturel : le corps connait des pics d'adaptation qu'il ne peut pas maintenir en permanence. Cela ne signifie pas que « ça ne fonctionne plus », mais que lâorganisme cherche un nouvel Ă©quilibre plus stable.
Le risque ici est alors de se reposer sur ces premiers ressentis puissants sans chercher à entretenir les actions et mode de pensée qui en sont à l'origine.
Dâautres ressentent peu au dĂ©part. Les changements sâinstallent alors de maniĂšre plus progressive, parfois moins spectaculaire, mais tout aussi structurante.
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Le corps apprend, désapprend, puis réapprend. Il a parfois besoin de plusieurs expériences cohérentes pour intégrer un nouveau fonctionnement.
Dans cette perspective, la lenteur nâest pas un Ă©chec. Elle peut ĂȘtre le signe dâun travail en profondeur, respectueux du rythme de la personne.
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Dans les deux cas, la clĂ© reste la mĂȘme : la rĂ©gularitĂ©. Câest elle qui permet aux effets de sâamplifier lorsquâils sont discrets, et de se stabiliser lorsquâils sont rapides, pour construire un mieux-ĂȘtre durable.

5 - Quand les changements sont lĂ ... Sans qu'on ne les remarque đ§
Il est frĂ©quent dâentendre, aprĂšs plusieurs sĂ©ances, des phrases comme : « Je ne saurais pas dire prĂ©cisĂ©ment ce qui a changĂ©, mais je me sens diffĂ©rentâąe. »
Cette sensation peut parfois laisser perplexe, voire semer le doute. Si je ne parviens pas Ă identifier un changement clair, est-ce quâil sâest rĂ©ellement passĂ© quelque chose ?
Or, les transformations ne se manifestent pas toujours par la disparition immĂ©diate dâun symptĂŽme identifiĂ©. Le corps ne procĂšde pas par lignes droites. Il ajuste, rĂ©gule, rĂ©organise souvent en profondeur avant que cela ne devienne pleinement conscient.
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Lorsque les transformations sont progressives, elles sâintĂšgrent peu Ă peu au quotidien. Elles ne surgissent pas comme un avant/aprĂšs net, mais comme une sĂ©rie de micro-changements qui, mis bout Ă bout, modifie la façon de vivre ses journĂ©es.
Câest pourquoi il peut ĂȘtre prĂ©cieux en dĂ©but dâaccompagnement de prendre un temps pour noter son Ă©tat â physique, Ă©motionnel, intĂ©rieur. Puis dây revenir rĂ©guliĂšrement. Non pas pour juger, mais pour donner une place consciente au chemin parcouru.
Mettre des mots, garder une trace, aide à ancrer les évolutions dans le conscient pour reconnaßtre des changements qui, autrement, resteraient inconsidérés.
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Par ailleurs, certains changements sont par nature difficiles Ă quantifier ou Ă dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment. Ils ne se traduisent pas toujours par la disparition dâun symptĂŽme clair, mais par une qualitĂ© de prĂ©sence diffĂ©rente au corps et Ă soi.
Ces Ă©volutions sont parfois minimisĂ©es parce que moins objectivables et plus de lâordre du ressenti en interne.
Mais ce sont ces fondations qui, lorsquâelles sont mises en place, tĂ©moignent dâun terrain stabilisĂ©, assaini et fertile pour davantage dâĂ©volution et de changements.

6 - Sortir de la comparaison et des attentes đ
Se comparer Ă dâautres â ou Ă ce que lâon imagine devoir ressentir â peut devenir un vĂ©ritable frein au processus dâaccompagnement.
Chaque parcours est unique, et chaque corps répond selon ses propres paramÚtres : son histoire, son niveau de fatigue, sa capacité du moment à intégrer.
Un accompagnement nâest pas une performance.
Plus les attentes sont Ă©levĂ©es ou rigides, plus elles peuvent crĂ©er une forme de tension intĂ©rieure, parfois invisible. Ă lâinverse, accueillir son rythme, tel quâil est, ouvre souvent un espace de relĂąchement dĂ©jĂ thĂ©rapeutique en soi.
Respecter son propre tempo, câest souvent le premier pas vers un mieux-ĂȘtre plus durable.
7 - Faire confiance Ă l'intelligence innĂ©e du corps âš
Le corps possĂšde une intelligence remarquable. Il sait quand accĂ©lĂ©rer, quand ralentir, quand protĂ©ger, quand relĂącher â mĂȘme lorsque le mental ne comprend pas encore ce qui est Ă lâĆuvre.
Un accompagnement, quâil soit Ă©nergĂ©tique, naturopathique ou Ă©motionnel, ne cherche pas Ă forcer un changement. Il crĂ©e les conditions nĂ©cessaires pour que le corps puisse retrouver ses propres capacitĂ©s dâadaptation et dâautorĂ©gulation.
Parfois, les ajustements se font rapidement, presque spontanément. Parfois, ils demandent du temps, de la répétition, de la sécurité.
Dans les deux cas, le processus est juste. Et lorsque lâon cesse de vouloir diriger le rythme, le corps trouve souvent le sien avec beaucoup de prĂ©cision.

En conclusion
Si vous avez dĂ©jĂ eu lâimpression de âne pas ressentir grand-choseâ lors dâun accompagnement, cela ne signifie ni que vous ĂȘtes fermĂ©, ni que le soin nâagit pas. Cela signifie simplement que votre corps avance Ă son rythme, avec son histoire, ses besoins, sa sensibilitĂ©.
La patience, la rĂ©gularitĂ© et lâĂ©coute sont souvent les vĂ©ritables clĂ©s du changement durable.
Et surtout, rappelez-vous : il nâexiste pas une bonne maniĂšre de rĂ©pondre Ă un accompagnement, mais une infinitĂ© de chemins possibles vers lâĂ©quilibre.
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đż Si vous ressentez le besoin dâun accompagnement pour aider votre corps Ă retrouver son Ă©quilibre, je propose des sĂ©ances individuelles, pensĂ©es pour respecter votre rythme et votre histoire.
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