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📈 Pourquoi certaines personnes ressentent immĂ©diatement les effets d’un accompagnement
 et d’autres plus lentement ?


Il arrive souvent, lors d’un accompagnement, que certaines personnes ressentent des effets trĂšs rapidement : une sensation de relĂąchement, plus de clartĂ©, un apaisement presque immĂ©diat.


Et puis il y a celles qui repartent en se demandant si “quelque chose s’est vraiment passĂ©â€, ou qui ont besoin de plusieurs sĂ©ances avant de percevoir un changement.


Cette diffĂ©rence peut interroger, parfois inquiĂ©ter, voire dĂ©courager. On se demande si l’accompagnement est adaptĂ©, si l’on “rĂ©agit bien”, ou si l’on fait partie de ceux pour qui “ça ne marche pas”.


Pourtant, cette diversitĂ© de rĂ©ponses est parfaitement normale. Elle ne dit rien de la valeur d’un accompagnement, ni de la capacitĂ© d’une personne Ă  en bĂ©nĂ©ficier.


Elle raconte simplement une chose essentielle : chaque corps a son propre rythme, son histoire, et sa maniùre unique de s’ouvrir au changement.


1 - Le corps porte une histoire 📖


Nous vivons dans une sociĂ©tĂ© qui valorise la rapiditĂ©, l’efficacitĂ© et les rĂ©sultats visibles. Lorsqu’un changement n’est pas immĂ©diatement perceptible, il est souvent interprĂ©tĂ© comme un manque d’efficacitĂ©, voire comme un Ă©chec.


Mais le corps ne fonctionne pas selon ces critĂšres. Il ne rĂ©agit pas Ă  la demande, ni Ă  l’injonction de “faire mieux” ou “plus vite”. Il rĂ©pond Ă  ce qu’il a vĂ©cu, intĂ©grĂ©, parfois supportĂ© pendant des annĂ©es.


Chaque personne arrive en séance avec un bagage invisible susceptible de moduler le fonctionnement de son systÚme nerveux.


Si ce dernier est réguliÚrement sollicité par des éléments éprouvants, il peut rester durablement en mode alerte :

  • stress chronique

  • pression

  • charge mentale

  • fatigue accumulĂ©e

  • imprĂ©vus et traumatismes

  • Ă©motions refoulĂ©es

  • environnement exigeant


Alors, mĂȘme lorsque l’environnement devient objectivement plus calme et sĂ©curisant, le corps, lui, continue de fonctionner comme s’il devait anticiper, contrĂŽler, rester vigilant. Il est davantage orientĂ© vers la survie que vers la rĂ©cupĂ©ration.

 

Pour ces personnes, la premiĂšre Ă©tape du travail n’est pas forcĂ©ment une sensation de dĂ©tente spectaculaire, mais l’apprentissage progressif d’un Ă©tat de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.

Avant de se relĂącher, le corps a besoin de vĂ©rifier, parfois Ă  plusieurs reprises, que l’expĂ©rience est stable, cohĂ©rente et non menaçante.


C’est un processus lent et discret, au cours duquel on peut observer des signaux subtils mais profondĂ©ment rĂ©vĂ©lateurs - ils indiquent que le systĂšme nerveux commence Ă  se rĂ©organiser et sortir de l'hyper-vigilance :

  • un sommeil lĂ©gĂšrement diffĂ©rent,

  • une respiration plus ample sans y penser,

  • une digestion un peu plus fluide,

  • une rĂ©action Ă©motionnelle inhabituelle,

  • un apaisement diffus.

 

Dans ces cas-lĂ , ne « rien ressentir » immĂ©diatement ne signifie pas que le corps rĂ©siste ou que l’accompagnement est inefficace, mais peut ĂȘtre que le corps est en train de poser les bases nĂ©cessaires pour que des changements plus profonds et durables puissent Ă©merger.



2 - Une question de tempĂ©rament 🎭


Certaines personnes entretiennent une relation trÚs fine avec leur monde intérieur. Elles perçoivent alors plus facilement les variations, les micro-changements, les ajustements subtils.

 

Leur corps est parfois plus disponible pour rĂ©pondre rapidement Ă  un accompagnement, simplement parce que l’ouverture et l’écoute sont dĂ©jĂ  lĂ .

 

D’autres personnes ont dĂ©veloppĂ© des stratĂ©gies davantage centrĂ©es sur le fait de se constituer une carapace solide leur permettant d’encaisser, avancer et rester fonctionnelles quoi qu’il arrive.

Mais cette capacitĂ© d’adaptation s’est parfois construite au prix d’une mise Ă  distance des sensations corporelles et de leurs Ă©motions.

 

Dans ce contexte, leur corps a pu apprendre que relĂącher n’était pas une option sĂ»re et a besoin d’un temps d’ajustement pour pouvoir produire des effets perceptibles.

 

Il ne s’agit pas de sensibilitĂ© supĂ©rieure, de fragilitĂ© ni de mĂ©rite particulier. Simplement de trajectoires diffĂ©rentes façonnĂ©es par des histoires de vie, des contextes et des modes d’adaptation propre Ă  chacun.

 

Comprendre cela permet de sortir des comparaisons inutiles, et de redonner au corps le temps qui lui est nĂ©cessaire pour faire ce qu’il sait faire : s’ajuster, se rĂ©guler, trouver un Ă©quilibre Ă  son rythme.



3 - Le terrain : une notion essentielle 🧬


Le terrain est une notion généralement abordée en naturopathie, qui a pourtant son importance dans toute pratique d'accompagnement.


Il peut ĂȘtre compris comme la constitution et le fonctionnement de base d’une personne. Il influence la façon dont l’organisme rĂ©agit au stress, aux changements, aux traitements ou aux accompagnements.


C’est ce socle qui dĂ©termine, en partie, si le corps peut mobiliser rapidement des ressources
 ou s’il doit d’abord se rĂ©parer et se stabiliser.


Ainsi, deux personnes peuvent consulter pour une fatigue similaire, mais présenter des terrains trÚs différents.

L’une pourra disposer de rĂ©serves suffisantes pour rĂ©pondre rapidement Ă  un accompagnement, tandis que l'autre fonctionnera peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  sur des ressources trĂšs basses, parfois depuis longtemps, sans toujours en avoir conscience.


C’est prĂ©cisĂ©ment dans ces situations que la patience et la rĂ©gularitĂ© prennent tout leur sens. Respecter le terrain, c’est accepter que le corps avance Ă  son rythme, en construisant des transformations durables plutĂŽt que des effets immĂ©diats mais fragiles.



4 - Comprendre les rythmes du corps ⌛


Les effets d'un accompagnement peuvent se manifester à des rythmes différents, rapides ou plus progressifs, sans que cela ne préjuge de leur durabilité.


Lorsque les effet sont rapides et intenses, il est frĂ©quent qu'ils redescendent partiellement aprĂšs un temps. C'est un phĂ©nomĂšne naturel : le corps connait des pics d'adaptation qu'il ne peut pas maintenir en permanence. Cela ne signifie pas que « ça ne fonctionne plus », mais que l’organisme cherche un nouvel Ă©quilibre plus stable.


Le risque ici est alors de se reposer sur ces premiers ressentis puissants sans chercher à entretenir les actions et mode de pensée qui en sont à l'origine.


D’autres ressentent peu au dĂ©part. Les changements s’installent alors de maniĂšre plus progressive, parfois moins spectaculaire, mais tout aussi structurante.

 

Le corps apprend, désapprend, puis réapprend. Il a parfois besoin de plusieurs expériences cohérentes pour intégrer un nouveau fonctionnement.

Dans cette perspective, la lenteur n’est pas un Ă©chec. Elle peut ĂȘtre le signe d’un travail en profondeur, respectueux du rythme de la personne.

 

Dans les deux cas, la clĂ© reste la mĂȘme : la rĂ©gularitĂ©. C’est elle qui permet aux effets de s’amplifier lorsqu’ils sont discrets, et de se stabiliser lorsqu’ils sont rapides, pour construire un mieux-ĂȘtre durable.



5 - Quand les changements sont là... Sans qu'on ne les remarque 🧐


Il est frĂ©quent d’entendre, aprĂšs plusieurs sĂ©ances, des phrases comme : « Je ne saurais pas dire prĂ©cisĂ©ment ce qui a changĂ©, mais je me sens diffĂ©rent‱e. »


Cette sensation peut parfois laisser perplexe, voire semer le doute. Si je ne parviens pas Ă  identifier un changement clair, est-ce qu’il s’est rĂ©ellement passĂ© quelque chose ?


Or, les transformations ne se manifestent pas toujours par la disparition immĂ©diate d’un symptĂŽme identifiĂ©. Le corps ne procĂšde pas par lignes droites. Il ajuste, rĂ©gule, rĂ©organise souvent en profondeur avant que cela ne devienne pleinement conscient.

 

Lorsque les transformations sont progressives, elles s’intĂšgrent peu Ă  peu au quotidien. Elles ne surgissent pas comme un avant/aprĂšs net, mais comme une sĂ©rie de micro-changements qui, mis bout Ă  bout, modifie la façon de vivre ses journĂ©es.


C’est pourquoi il peut ĂȘtre prĂ©cieux en dĂ©but d’accompagnement de prendre un temps pour noter son Ă©tat – physique, Ă©motionnel, intĂ©rieur. Puis d’y revenir rĂ©guliĂšrement. Non pas pour juger, mais pour donner une place consciente au chemin parcouru.

Mettre des mots, garder une trace, aide à ancrer les évolutions dans le conscient pour reconnaßtre des changements qui, autrement, resteraient inconsidérés.

 

Par ailleurs, certains changements sont par nature difficiles Ă  quantifier ou Ă  dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment. Ils ne se traduisent pas toujours par la disparition d’un symptĂŽme clair, mais par une qualitĂ© de prĂ©sence diffĂ©rente au corps et Ă  soi.


Ces Ă©volutions sont parfois minimisĂ©es parce que moins objectivables et plus de l’ordre du ressenti en interne.


Mais ce sont ces fondations qui, lorsqu’elles sont mises en place, tĂ©moignent d’un terrain stabilisĂ©, assaini et fertile pour davantage d’évolution et de changements.



6 - Sortir de la comparaison et des attentes 😌


Se comparer Ă  d’autres — ou Ă  ce que l’on imagine devoir ressentir — peut devenir un vĂ©ritable frein au processus d’accompagnement.


Chaque parcours est unique, et chaque corps répond selon ses propres paramÚtres : son histoire, son niveau de fatigue, sa capacité du moment à intégrer.


Un accompagnement n’est pas une performance.


Plus les attentes sont Ă©levĂ©es ou rigides, plus elles peuvent crĂ©er une forme de tension intĂ©rieure, parfois invisible. À l’inverse, accueillir son rythme, tel qu’il est, ouvre souvent un espace de relĂąchement dĂ©jĂ  thĂ©rapeutique en soi.


Respecter son propre tempo, c’est souvent le premier pas vers un mieux-ĂȘtre plus durable.


7 - Faire confiance Ă  l'intelligence innĂ©e du corps ✹


Le corps possĂšde une intelligence remarquable. Il sait quand accĂ©lĂ©rer, quand ralentir, quand protĂ©ger, quand relĂącher — mĂȘme lorsque le mental ne comprend pas encore ce qui est Ă  l’Ɠuvre.


Un accompagnement, qu’il soit Ă©nergĂ©tique, naturopathique ou Ă©motionnel, ne cherche pas Ă  forcer un changement. Il crĂ©e les conditions nĂ©cessaires pour que le corps puisse retrouver ses propres capacitĂ©s d’adaptation et d’autorĂ©gulation.


Parfois, les ajustements se font rapidement, presque spontanément. Parfois, ils demandent du temps, de la répétition, de la sécurité.


Dans les deux cas, le processus est juste. Et lorsque l’on cesse de vouloir diriger le rythme, le corps trouve souvent le sien avec beaucoup de prĂ©cision.



En conclusion


Si vous avez dĂ©jĂ  eu l’impression de “ne pas ressentir grand-chose” lors d’un accompagnement, cela ne signifie ni que vous ĂȘtes fermĂ©, ni que le soin n’agit pas. Cela signifie simplement que votre corps avance Ă  son rythme, avec son histoire, ses besoins, sa sensibilitĂ©.


La patience, la rĂ©gularitĂ© et l’écoute sont souvent les vĂ©ritables clĂ©s du changement durable.


Et surtout, rappelez-vous : il n’existe pas une bonne maniĂšre de rĂ©pondre Ă  un accompagnement, mais une infinitĂ© de chemins possibles vers l’équilibre.

 

 

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En équilibre avec vous,


Marion.



 
 
 

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