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🌙 Le stress invisible de décembre : comprendre pourquoi cette période nous épuise – et comment s’en préserver

Dernière mise à jour : 17 déc. 2025


Décembre est souvent perçu comme un mois magique : lumières dans les rues, moments chaleureux, ambiance de fêtes. Pourtant, c’est aussi l’un des mois où nous sommes le plus fatigués, irritables ou tendus.


Nous ressentons souvent un important contraste entre ce que l’on pense devoir ressentir et ce que nous ressentons en réalité : “Pourquoi suis-je autant à fleur de peau alors que c’est censé être une période joyeuse ?”


Pour autant, le stress de décembre est réel, profond, et largement sous-estimé. Il ne vient pas seulement des “fêtes”, mais d’un ensemble de facteurs physiologiques, émotionnels et sociaux qui créent un cocktail explosif.


Dans cet article, je vous propose de comprendre d’où vient cette tension intérieure, comment elle agit sur votre corps… et surtout comment vous en préserver en entrant dans l’hiver avec plus de douceur.


1 – Le stress physiologique ⚠️


Le corps lutte contre le manque de lumière.


Avec le solstice d’hiver, décembre marque le pic annuel de diminution de la luminosité, ce qui entraîne de véritables changements biologiques.


Moins de lumière = moins de sérotonine


La sérotonine est un neurotransmetteur synthétisé par les neurones. Généralement appelée « l’hormone du bonheur », elle stabilise l’humeur, soutient la motivation et régule l’énergie.


Sa production est régulée entre autres par la vitamine D, c’est pourquoi lorsque la luminosité chute, la production de sérotonine baisse et induit :

  • Moral en dent de scie

  • Irritabilité, impatience

  • Baisse d’entrain et de libido

  • Besoin accru de sucre ou de réconfort.

 

Plus d’obscurité = plus de mélatonine


La mélatonine, véritable hormone du sommeil, est synthétisée à partir de la sérotonine lorsque la luminosité diminue. A l’inverse, sa production est inhibée en présence de lumière. C’est ce processus qui régit notre rythme circadien veille / sommeil.


Le manque de luminosité en hiver induit donc une augmentation de la production de mélatonine et une sécrétion plus longue, ce qui a pour conséquences :

  • Sensation d’être “au ralenti”

  • Fatigue diffuse

  • Difficulté à se lever

  • Rythme circadien décalé

  • Sommeil profond altéré donc moins réparateur

 

👉 L’idée n’est pas de retenir tous ces éléments, mais de comprendre que physiologiquement, décembre est un mois qui demande plus d’énergie au corps… alors que nos réserves sont plus basses. 👈

 

Le froid fatigue davantage l’organisme


Lorsque les températures baissent, notre métabolisme se met en mode «adaptation » pour maintenir son équilibre : maintenir le corps à 37°C, gérer une circulation sanguine ralentie à cause de la vasoconstriction, s’adapter à des journées plus courtes…


Si ces ajustements sont naturels, ils demandent aux cellules de consommer davantage d’énergie et donc de produire davantage de déchets qui oxydent notre corps – les radicaux libres.


En parallèle, nos défenses antioxydantes ont elles tendance à diminuer en hiver :

  • La production des antioxydants endogènes est liée à la lumière

  • L’action des antioxydants se fait principalement lors des phases de sommeil profond

  • L’alimentation est souvent plus riche en sucres et graisses, mais moins fraîche donc moins chargées en micronutriments antioxydants


S’ajoutent à cela des facteurs qui augmentent eux aussi l’oxydation de notre corps : stress chronique, baisse d’activité physique…


Notre corps se retrouve alors en situation de stress oxydatif : la production de radicaux libres dépasse la capacité du corps à les neutraliser.


Conséquences :

  • Fatigue physique et mentale

  • Anxiété

  • Dépression

  • Troubles de l’attention

  • Fragilité immunitaire


Tous ces processus sont encore une fois naturels, et doivent être perçus comme un signe envoyé par le corps pour demander un soutien supplémentaire pendant cette période plus exigeante.



2 – Le stress social et émotionnel : décembre, le mois des obligations 🗣️


En fin d’année, le décalage entre ce que le corps réclame et ce que l’environnement impose s’accentue. Le corps ralentit, mais le monde accélère, le rythme social s’intensifie et surcharge le mental.

 

Les réunions de famille : un espace parfois chargé émotionnellement


Les réunions familiales de fin d’années sont parfois redoutées car elles peuvent réveiller :

  • Des rôles anciens

  • Des non-dits

  • Des attentes implicites,

  • Des comparaisons et jugements


Autant d’enjeux qui sollicitent largement notre mental, notre émotionnel et notre système nerveux.


Mais même lorsqu’elles sont attendues avec joie, les réunions de famille sont énergivores, car le corps, lui, ne fait pas la différence entre un stress positif et un stress négatif. Il réagit seulement à l’intensité de l’adaptation demandée.


Aussi un repas de famille vécu avec plaisir sera malgré tout émotionnellement chargé et socialement engageant (discussions, attentes, rôles à tenir). Il sollicitera donc de l’attention, de la gestion émotionnelle, une présence soutenue.


Même les moments agréables peuvent donc devenir fatigants lorsqu’ils s’enchaînent sans espace de récupération, surtout en période hivernale.

 

Les injonctions de fin d’année : faire le bilan, se projeter, décider


Décembre est souvent présenté comme un moment pour :

  • Faire le point sur l’année écoulée,

  • Dresser des objectifs,

  • Prendre de “bonnes résolutions”.


Or, ce travail de projection demande de la clarté mentale, de la vitalité et de l’élan — des ressources naturellement plus basses en hiver.Forcer ce mouvement peut accentuer :

  • La confusion,

  • Le sentiment d’échec,

  • Une fatigue mentale déjà présente.

 

Quand on n’ose pas poser ses limites


À cela s’ajoute une difficulté très fréquente : le fait de ne pas s’autoriser à ralentir, de peur de décevoir, de paraître moins impliqué·e, ou de ne pas répondre aux attentes des autres.


On dit oui alors que le corps dit non. On maintient le rythme alors que l’énergie baisse.Et cette dissonance intérieure crée un stress silencieux mais profond.


En consultation, j’observe souvent que si les personnes ont identifié les signes de trop-plein de leur corps, elles peinent à établir leurs limites personnelles.


👉 Ce stress social, souvent banalisé, pèse directement sur le système nerveux et contribue à l’épuisement hivernal.



3 –  Le stress énergétique : l’hiver demande de préserver ses ressources 🪫


Selon la loi des 5 éléments de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), chaque élément est associé à un organe, une saveur, un sens, une saison, une émotion etc…

L’hiver est ainsi associé au Rein, ce qui signifie qu’il sera particulièrement sollicité en cette saison.


C’est souvent à cette période que l’on ressent une fatigue plus profonde, différente d’un simple manque de sommeil : une sensation d’usure intérieure.

 

Dans les approches énergétiques, le Rein est l’organe réservoir de l’Énergie Vitale, énergie profonde qui nous est en partie transmise à la naissance et constitue un réserve précieuse mobilisée tout au long de la vie pour soutenir notre vitalité.


C’est une réserve que nous ne pouvons pas remplir. Nous devons donc veiller à ce qu’elle ne s’épuise pas trop vite en :

  1. Limitant les facteurs énergivores (stress, surmenage, obligations, fatigue saisonnière)

  2. Entretenant son Énergie Vitale (respecter ses besoins fondamentaux, adopter des habitudes qui soutiennent le corps…)



4 – Comment se préserver du stress de décembre ? 4 axes puissants 💥


Simplifier et réduire les obligations


Le mois de décembre n’est pas fait pour multiplier les actions mais pour prioriser.

  • Sélectionnez 2 ou 3 engagements importants, pas plus

  • Réduisez le superflu

  • Déléguez ce qui peut l’être

  • Acceptez de faire “juste assez”, pas “parfait”


Ajouter de la lumière dans vos journées


Pour compenser la chute de la sérotonine :

  • Sortez 10 minutes entre 11h et 14h

  • Marchez face à la lumière du jour

  • Ouvrez largement le regard (stimule la rétine)

  • En intérieur : privilégiez les pièces lumineuses


Ces gestes simples influencent réellement l’humeur et l’énergie.


Ralentir le système nerveux


Décembre exige de retrouver un rythme plus yin, plus doux.

  • Quelques minutes de cohérence cardiaque

  • Un rituel du soir apaisant pour relâcher la tension accumulée

  • Baisser la lumière après 20h


👉 Le système nerveux adore la répétition : ce que vous faites souvent devient votre refuge intérieur.


Nourrir l’énergie vitale


C’est essentiel en décembre.

  • Alimentation chaude : soupes, mijotés, compotes

  • Saveurs douces et réchauffantes

  • Bouillons

  • Épices réchauffantes (cannelle, gingembre, poivre)

  • Repos profond

  • Moments calmes (lecture, écriture, flânerie)


👉 En énergétique, se nourrir chaud est un véritable soutien au rein et à la vitalité hivernale.

 


Décembre n’est pas un mois “magique” ou “stressant” par nature, mais c’est un mois sensible qui nous invite à nous écouter .


Lorsque l’on comprend les mécanismes en jeux en hiver, on cesse de culpabiliser et on commence à se respecter davantage.


Décembre n’est pas un sprint : c’est une invitation à simplifier, à ralentir et à revenir à l’essentiel.


💫 Si vous ressentez que cette fin d’année est particulièrement éprouvante pour vous, je peux vous accompagner à retrouver équilibre émotionnel, clarté intérieure et vitalité.


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En équilibre avec vous,


Marion.


 

 
 
 

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